Le moral est revenu

AG du Comité départemental. C'est à Guenrouët, haut lieu du canoë-kayak en Loire-Atlantique, qu'elle a eu lieu. 

L'année 2017 restera à jamais gravée comme une année noire dans la mémoire des membres du Comité d'administration du CD 44. En douze mois, ils ont dû encaisser le départ, non prévu, du Président Patrice Gouineau qui venait de rempiler pour un second mandat et le décès de Térèse Hamelin qui avait accepté de prendre le relais, tout en conservant son poste de secrétaire. De quoi avoir le moral dans les chaussettes, on en conviendra.

Dire que ce ne fut pas le cas serait trahir la vérité, mais ils ont su rebondir, l'assemblée générale de samedi en est la confirmation. L'arrivée de Benoît Simon, qui avait accepté, depuis le 12 janvier dernier, de s'asseoir dans le fauteuil présidentiel n'y est sans doute pas étrangère, d'ailleurs Jacques Thiolat, le président de la Ligue des Pays de la Loire, l'a bien laissé entendre ; "Mais, il va falloir l'accompagner, le soutenir ...". 

L'homme a du charisme, des idées, il lui manquait seulement le soutient officiel des clubs. Soutien que ces derniers lui ont accordé sans problème. Ce qui n'a pas empêché l'assemblée d'être un lieu d'expression, d'échanges, de confrontations mais sans animosité. En fait une vraie assemblée générale, comme malheureusement il n'y en a quasiment plus.

Mais, elle a aussi généré l'arrivée de trois nouveaux membres au Comité d'administration pour inscrire le CD 44 "Dans l'avenir et pour relever les défis auxquels le canoë-kayak est confronté ..." dixit Benoît Simon. Le plus important, Jacques Thiolat l'a rappelé, c'est celui de l'indépendance financière : "On s'était habitué aux subventions des collectivités, cette époque est terminée, finie. Mais je ne suis pas inquiet pour vous car vous avez déjà basculé, sans vous en rendre compte, dans un autre monde. Le Pagayons en Sèvre et Maine en est l'exemple le plus concret".

C'est sûr que le Pagayons donne un bon coup de pouce aux finances, surtout, ce fut le cas en 2017, quand la météo est de la partie. Il n'empêche, et tout le monde en convient, qu'il ne faut pas se limiter à cette seule organisation. Sécurité financière oblige.

Source : Ouest-France, 20 Février 2018. ©PaulDelacroix

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